Ca se passe ici
dimanche 25 mai 2008
mardi 29 avril 2008
L'HHHHebdo
Mais avant tout, le succès, l’HHHHebdo le devait à son concept : procurer des listings de programmes aux propriétaires de micro. En effet, il n’était pas rare en ces temps reculés d’acheter un micro-ordinateur pour constater que quelques mois plus tard, le fabricant avait disparu. Quand on a déboursé parfois jusqu’à 6000F (915€) pour s’offrir une machine mort-née, sans SAV et surtout sans logiciel, on est bien content de trouver un journal rempli de listings que l’on s’empresse de taper pour animer son écran.
Il est vrai que bon nombre de ces programmes étaient buggués ou inintéressants. Mais en les recopiant, on apprenait les mécanismes de la programmation.
Et puis il y avait les Deuxlignes (des programmes de seulement deux lignes) et les Bidouilles-Grenouilles, rubriques où l’on trouvait des astuces pour tricher aux jeux ou pour les déplomber. Il s’agissait de faire des copies-cafés, c'est-à-dire une copie (légale) de sécurité au cas où il vous viendrait à l’esprit d’asperger votre cassette ou votre disquette originale… Et puis les dessins de Carali…
Voici quelques exemples de couvertures.
Dans le numéro 108, l’HHHHebdo dénonce les pratiques commerciales d’IBM qui brade ses PC pour se renflouer.

Dans le numéro 117, c’est Amstrad qui en prend plein son grade. Le constructeur britannique peine à fournir la demande française. De plus les revendeurs se plaignent du SAV et il est impossible de trouver des disquettes vierges (3 pouces) sur tout le territoire à quelques exceptions près mais au prix fort : 60F (9,15€).

Le numéro 138 fait l’effet d’une bombe. Il annonce la sortie imminente d’un nouvel Amstrad pourvu de 512ko de RAM et surtout d’un lecteur de disquette 5"1/4 (ces disquettes "floppy" étant bien moins onéreuses que les 3").

La semaine suivante, démenti dans le numéro 139. Il s’agit d’un fake. Amstrad a moyennement apprécié la plaisanterie et (une fois de plus) a attaqué le journal. Cette annonce lui aurait coûté très cher, les ventes ayant brutalement chuté parce que les acheteurs attendaient la sortie de l'hypothétique nouvelle machine.

Allez, une dernière, dans le journal numéroté 94 à 97 en 1985, le titre est sans appel : l’informatique c’est de la merde ! L’HHHHebdo dénonce le marché naissant de la micro informatique et le marasme dans lequel il s’enfonce. On a fait acheté aux familles des ordinateurs en leur disant qu’avec elles pourraient gérer leur budget, apprendre, programmer et jouer. En fait la plupart des gens n’ont fait que jouer. Les programmes éducatifs sont insignifiants. Gérer un budget sur micro, c’est infaisable. Pensez-vous, il faut charger le programme, puis les données, entrer les nouvelles données puis sauvegarder. Tout ça sur cassette ! Quant à la programmation, à part quelques passionnés, le commun des mortels ne s’y est pas risqué…
mercredi 23 avril 2008
Un tube sinon rien !
Alors qu'on nous a présenté l'avènement des télés à écran plat comme une avancée technologique, le retrogamer que je suis s'inquiète de ne plus voir dans les boutiques et super-marchés d'écran à tube à l'ancienne (c'est à dire comme on en faisait encore il y a à peine un an). A lire certains tests de ces télés "nouvelle génération", on s'extasie sur les modèles restituant une qualité proche d'une télé à tube. Car il faut bien le dire, quand on a fraîchement déballé son nouvel écran plat 16/9 qui a assouvi notre "vouloir d'achat" en amputant notre "pouvoir d'achat" de plusieurs centaines d'euros, et que l'on y raccorde notre lecteur DVD pour fébrilement introduire le DVD de Titanic pour voir comment elle est super la qualité d'image... on est quelque peu perplexe. Les aplats sont immondes, la pixelisation est importante, surtout dans les ombres, et notre belle image ressemble à une bouillie infâme à côté de ce que l'on avait sur notre bonne vieille téloche à tube...
Alors si en plus vous voulez tout comme moi brancher votre Atari VCS, votre Intellivision ou encore votre console Colecovision, attendez-vous au pire. L'expérience vidéo-ludique risque d'être décevante. Où sont passés les graphismes léchés des années 80 ?
Ah ? On ne vous l'avez pas dit ? Les nouvelles télés sont faites pour la HD. Entendez par là, qu'il faut la TNT HD, le satellite HD, des consoles de jeux next-gen (PS3, X-Box et compagnie) pour avoir une image décente. Ne rangez pas tout de suite votre porte monnaie... Oui je sais, il ne reste plus grand chose dedans, mais ce n'est pas grave, on va vous le prendre quand même... Et là, effectivement, vous pourrez vous extasier qu'elle est chouette la qualité d'image !
Bon alors moi je fais quoi avec mes "vieux DVD" et mes vieux jeux vidéo... Je garde ma télé et je prie pour qu'elle ne lâche pas de sitôt ! C'est tout de même fort de nous vendre une nouvelle techno sans assurer une retro-compatibilité avec ce que l'on avait avant. On nous pourrit l'image avec l'argument que cette image est meilleure !...
samedi 12 avril 2008
Photos collec
mercredi 9 avril 2008
Lexique pour les vieux comme moi
On ne disait pas PS3 mais Colecovision.
On ne disait pas PSP ou DS, mais Game & Watch.
On ne disait pas internet, mais minitel.
On ne disait pas forum, mais BBS.
On ne disait pas ordi, mais micro.
On ne disait pas joypad, mais joystick.
On ne disait pas souris, on disait touches fléchées.
On ne disait pas icône, mais curseur.
On ne disait pas OS, mais Basic.
On ne lançait pas un jeu, on le chargeait (et ça durait longtemps).
On ne disait pas disque dur, on disait cassette (on murmurait floppy ou disquette).
On ne disait pas USB, on disait centronic ou RS232.
On ne disait pas DOS, on disait CP/M.
On ne disait pas Laser ou jet d’encre, on disait thermique, margueritte ou matricielle.
On ne disait pas scanner ou APN, on disait DAO.
On ne disait pas réseau, on disait null-modem.
On ne disait pas Giga, on disait Kilo.
On ne disait pas Mega, on disait Octet.
On ne disait pas moniteur, on disait télé.
Si on disait moniteur, alors on précisait monochrome (blanc, vert ou orange), noir et blanc ou couleur.
On ne disait pas j’achète un magazine informatique pourri de pubs et qui ressemble à un catalogue, on disait j’achète un magazine pour taper des listings (pourris) pour mon micro.
On ne disait pas je vais au cyber-café avec des potes, on disait je vais au café jouer à Galaga avec des potes.
On ne disait pas "c’est quoi ça, un terminal SNCF pour prendre un billet ?", on disait "chouette, une borne Pacman !".
On ne disait pas "c’est quoi ici, un musée ?", on disait "c’est une salle de jeux avec des flippers, des babies et des bornes d’arcade".
On ne disait pas "T’as vu les textures dans ce jeu !", mais on disait "T’as vu la taille des sprites dans ce jeu !"
On ne précisait pas qu’un jeu était en 2D, mais au contraire on le signalait quand il était en 3D (isométrique le plus souvent).
On ne disait pas "ce jeu s’affiche plus vite sur ma config", on disait "ce jeu a un scrolling sur C64 et pas sur CPC".
On ne disait pas "mon PC a planté", on disait "il y a eu une coupure de courant, faut que je retape tout mon listing".
vendredi 28 mars 2008
Les jeux d'aventure
jeudi 27 mars 2008
mercredi 26 mars 2008
mercredi 19 mars 2008
Donkey Kong - Cassette

Je n'ai pas (encore...) de ZX Spectrum, mais quand j'ai vu cette cassette sur eBay, je n'ai pas pu résister. J'adore cette jaquette. D'ailleurs, je compte en faire un poster... Je vous tiendrai au courant.
mardi 18 mars 2008
J'suis geek des pieds à la tête
J'ai enfin reçu le colis :

On est prévenu, on participe à l'invasion !

J'ai la paire numérotée 8 !!!!!

Des invaders partout...

Un pas = 1 point !

L'invasion a commencé :

vendredi 14 mars 2008
mardi 26 février 2008
Joust

Au début des années 80, la créativité dans les jeux vidéo était foisonnante. Tout était à inventer, scénario, gameplay, technique...
J'imagine la scène qui a dû se produire aux alentour de l'année 1982 chez Williams quand le créateur (John Newcommer ?) du jeu Joust a présenté son projet à son boss :
- Alors voilà, c'est un jeu où un chevalier combat des adversaires avec sa lance,,,
- Oui, et ensuite ?
- Il chevauche une autruche...
- Comment ? Tu as dit une autruche ?
- Oui, et plutôt que de tirer le bouton sert à battre des ailes pour faire voler l'autruche...
- Une autruche volante !?- Oui. Les adversaires sont montés sur des busards géants... Et on peut jouer à deux, le deuxième joueur sera monté sur une cigogne...
- Hein ????
- Et puis ils voleront de plateforme en plateforme, ils devront prendre garde de ne pas se faire attraper par le troll qui est tapi en bas dans la lave en fusion. Quand un adversaire sera jeté à bas, sa monture pondra un oeuf qui donnera naissance à un autre ennemi...
- ?????, heu... d'accord, tu as le feu vert,
- Je t'ai parlé du ptérodactyle ?
- Bon ça va, je t'ai dit ok, alors t'arrête de fumer et tu te mets au boulot !

Ce jeu est génial et permet de construire diverses stratégies. A deux, on peut soit coopérer soit s'affronter. La maîtrise du battement d'aile et de l'inertie de sa monture est primordiale.
Il n'y a quasiment pas de musique. Les flap-flaps des ailes, les bruits de dérapage au sol et autres effets sonores (vraisemblablement repris du jeu Defender) signalant l'arrivée de nouveaux ennemis ponctuent judicieusement le jeu. Si vous ne le connaissez pas, il faut essayer ce jeu de toute urgence !
Bon, tout comme moi, vous ricanez de ce scénario si improbable, si abracadabrantesque... Et bien figurez-vous que deux producteurs américains (Michael Cerenzie et Christine Peters) ont acquis les droits pour en faire un film ! Ils comptent en faire un croisement entre Gladiator et Mad Max. Alors là, je dis que c'est du pur n'importenawak ! Quand Hollywood va-t-il nous faire un film sur Tempest, Burger Time ou même Q-Bert ?
mardi 12 février 2008
Oric, toujours...

Les ordinateurs perdraient-ils la mémoire ?
Contrairement aux autres micro-ordinateurs de son époque, l’Oric a une gestion particulière de l’écran. Une partie des données est stockée dans la mémoire vidéo. Sur les 48ko de RAM, il reste 37ko pour l’utilisateur. L’Oric joue donc jeu égal avec le C64 (vendu beaucoup plus cher) et enfonce les autres concurrents : le Sinclair Spectrum, le Dragon 32K, le Vic 20 et l’Atari 600. Il bat le Lynx 48K qui coute un tiers plus cher (et ne laisse que 14ko). Il surpasse même l’Electron et le BBC de Acorn qui coutent le double et perdent 23ko en haute résolution.
Faire du graphisme sur Oric, ça se mérite !
En fait plutôt que d’utiliser deux plages mémoires pour afficher l’écran comme la plupart des micro-ordinateurs de son époque, l’Oric n’en utilise qu’une. Sur un Sinclair Spectrum par exemple, une plage contient le dessin proprement dit (le bitmap) et l’autre les attributs de couleurs. Grâce à sa technique de « serial attributes », l’Oric n’utilise que 8160 octets (1 octet = 8bits) pour afficher sa haute résolution. Chaque octet de l’écran est composés de 2 bits définissant les attributs (couleur du fond, couleur de l’encre et effet) et de 6 bits représentant les points. Un bit ayant pour valeur 0 donne un pixel avec la couleur de fond, un bit de valeur 1 est affiché avec la couleur de l’encre. Il en résulte qu’il est impossible d’afficher par exemple 3 points de couleurs différentes les uns à côté des autres. Il y a donc des contraintes de zone.
C’est d’ailleurs pour cela qu’alors que la plupart des micros de l’époque affichent des caractères de 8x8 à l’écran, ceux de l’Oric font 6x8.
Mais alors, c’est quoi un Oric ?
RAM : 48ko (37ko utilisables)
ROM : 16ko (BASIC Microsoft)
Texte : 40x28
Graphisme : 240x200 x8 couleurs
Son : AY-3-8912 PSG 6 octaves, 3 canaux + bruit
Microprocesseur : MOS 6510 à 1 MHz (dérivé du 6502)
RAM : 64ko
ROM : 20ko
Texte : 40x25
Graphisme : 320x200 x16 couleurs
Son : SID 3 voix sur 8 octaves
En gros un Oric, c’est un C64 avec un BASIC plus conviviale, des capacités sonores, graphiques ( et animation !) moindres !









