Affichage des articles dont le libellé est Console 16bits. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Console 16bits. Afficher tous les articles

mercredi 15 octobre 2008

1990 - SNES


A la fin des années 80, environ 40 millions de NES ont été vendues et chaque semaine, quelques centaines de milliers d’unités sortent des usines. Dans ces conditions, Nintendo n’était pas pressé de passer à la génération suivante.

Alors que Sega et NEC voyaient le futur en 16-bits et CD, le numéro un du marché prenait son temps pour calmement préparer sa nouvelle plateforme. Ce n’est qu’en 1990 qu’arriva la Super Famicom, 3 ans après la PC-Engine et 25 mois après la Mega Drive. Il fallut un an de plus pour que la console sorte en Europe.


Chez nous elle prit le nom de Super NES (SNES). C'est véritablement le succès grandissant de la Mega Drive qui poussa Nintendo à agir.

La fin de l’ère 8-bits arriva à l’été 1992. Le plan tranquille de Nintendo fonctionna. Au Japon la Super Famicom dépassa immédiatement la Mega Drive. Les meilleurs développeurs supportèrent la machine.

Techniquement la Super Nintendo n’était pas supérieure à ses concurrentes la Mega Drive et la PC-Engine. Alors que Sega utilisait un pure 68000 16-bits, Nintendo opta pour le A65816, successeur du vieux 6502, cadencé à 3,58MHz. Par contre, la Super Nintendo avait une meilleure architecture graphique et une puce sonore puissante.


Outre l'affichage de 32.000 couleurs (512 pour la Mega Drive), les programmeurs pouvaient utiliser le fameux Mode 7 permettant l'utilisation de scrollings fluides en arrière plan (comme dans Super Mario Kart). De plus les éditeurs pouvaient ajouter des processeurs supplémentaires dans les cartouches de jeu afin d’améliorer les performances.


Mis à part la qualité du matériel, Nintendo s'est surtout attaché à la qualité de ses jeux et a toujours soigné ses titres mettant en scène son personnage Mario.


Vendue plus chère que la Mega Drive, les débuts de la SNES en occident furent difficiles. Mais Nintendo s'était engagé dans une course de fond. Les cartouches de jeux spéciales contenant des processeurs pour par exemple améliorer la 3D (ex: Starwing) commencèrent à faire mouche. En 1994 le jeu Donkey Kong Country de Rare bluffa le monde entier avec ses graphismes qui préfiguraient la prochaine génération de hardware.


Finalement, à la ligne d'arrivée, Nintendo remporta la course, la SNES dépassant la Mega Drive en terme de ventes. La jouabilité de certains jeux, Super Mario Kart, Pilotwings, ou Lengend of Zelda : a link to the past, restent à ce jour exemplaires.

lundi 13 octobre 2008

1988 - MEGADRIVE

Le japonais Sega a toujours été l’éternel second bien qu’ayant été à la pointe de la technologie et produisant de superbes jeux d’arcade et de console, mais n’obtenant jamais un succès mondial comparable à celui de Nintendo. Rejoignant le monde des 16-bits, Sega cherchait à capter le marché de son rival avec sa Mega Drive lancée au Japon en 1988 et en Europe deux ans plus tard.


La Mega Drive a été faite pour concurrencer la NES de Nintendo : il n'y a pas photo, elle la dépassait sur tous les plans. Quiconque regardait les deux machines constatait tout de suite qu'avec ses graphismes la Mega Drive explosait la NES qui était déjà bien âgée. Aux USA elle sortit sous le nom de Genesis et fut accompagnée d'un slogan devenu célèbre : Genesis does what Nintendon't. En France nous aurons le non moins célèbre, Sega, c'est plus fort que toi !


Les joueurs américains et européens firent bon accueil à cette nouvelle machine : la console était techniquement similaire aux Amiga et Atari ST plébiscités dans le monde de la microinformatique, avec même des capacités graphiques supérieures. De plus grâce à de solides composants très bien documentés, il était assez facile de développer sur cette console.


Il faudra 2 ans à Nintendo pour riposter avec la SNES. Entre temps Sega grâce aux qualités de sa machine et à son excellent marketing occupe 50% du marché.


Mais malgré le développement interne des équipes de programmeurs de Sega, la majorité des éditeurs indépendants préféraient se tenir en retrait afin de ne pas contrarier le géant Nintendo. Des grands noms comme Square, Enix et Konami ont simplement ignoré Sega. Capcom se contenta de vendre des licences plutôt que de sortir des jeux sous son nom pour la console de Sega.

En occident la console a été mieux accueillie par les maisons d’édition qui attendaient une alternative à Nintendo et sa politique de licence dictatoriale. Au début, les jeux Amiga et Atari ST furent adaptés avant que des jeux soient spécifiquement développés pour la Mega Drive. A partir de 1992, la console de Sega devint la plateforme la plus populaire parmi les développeurs occidentaux.


En 1993, Sega passa devant Nintendo aux Etats-Unis et en Europe. Avec Sonic, Sega avait donné à sa console une mascotte plus moderne que Mario. Des éditeurs comme Acclaim et Konami qui étaient exclusifs à Nintendo se mirent à développer pour Sega. Les clients de Sega étaient plus âgés que ceux de Nintendo et les experts prévoyaient que ce serait ce marché qui aurait la plus forte croissance à la fin des années 90.

Les experts ne se sont pas trompés, mais ce ne fut pas Sega qui gagna sur le marché des joueurs adultes mais Sony. Les différents add-ons (Mega CD, 32X) pour la Mega Drive furent des échecs commerciaux. L’annonce de sa console Saturn précipita la fin de la Mega Drive. Au même moment tout le monde attendait l’arrivée de la 32-bits de Sony. En 1995 le marché des cartouches s’effondra et les beaux jours de Sega en occident étaient terminés.

jeudi 17 juillet 2008

INTELLIVISION


Jusqu’en 1980, l’Atari VCS dominait sans partage le marché des consoles de jeu. Puis, vint un rival de taille. Fin 1979, Mattel, l’inventeur de la poupée Barbie, annonça son Intellivision Master Component. Un an plus tard, l’appareil était distribué à travers tous les Etats-Unis. Techniquement cette console était supérieure à celle d’Atari et était censée pouvoir faire office de micro-ordinateur familial. On devait pouvoir jouer et tenir ses comptes avec cet appareil. Cependant la sortie des nombreux périphériques (clavier, stockage sur cassette, micro, imprimante et modem) fut retardée de nombreuses fois, et les plus ambitieux furent abandonnés. Les quelques claviers produits étaient vendus deux fois le prix de la console.

Au-delà de la possibilité de transformer la console en ordinateur, l’un des arguments commerciaux les plus forts de l’Intellivision était les graphismes de qualité bien supérieurs à ceux du VCS d’Atari.

Auto Racing

La ludothèque ne pouvant bénéficier des titres phares d’Atari, Mattel se concentra sur les simulations sportives, les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Les jeux étaient en général plus aboutis que sur VCS. Les contrôleurs étaient plus complexes aussi. Cependant ils s’avéraient imprécis et comme ils étaient soudés à la console, on ne pouvait pas les remplacer.

Advanced Dungeons & Dragons

En plus de ne pas avoir de joystick conventionnel, l’Intellivision manquait cruellement de jeux. Ce n’est qu’en 1983 que des sociétés comme Activision, Imagic et Parker commencèrent à sortir des cartouches pour cette console. Atari lui-même sortit certains de ses titres ainsi que des conversions d’arcade japonaises de Namco, Nintendo et Sega. La console ne sortit en Europe et au Japon qu’en 1982.

En 1984 Mattel profita de l’effondrement de l’industrie du jeu vidéo pour se retirer du marché en vendant sa branche vidéo-ludique à INTV (société créée par un ancien de chez Mattel). Entre 1985 et 1990 sortirent 35 nouveaux jeux.

TRIVIA
Dix ans avant Sega et Nintendo, l'Intellvision possédait un processeur 16 bits CP1610 cadencé à 3,6 Mhz.
Outre le module micro-ordinateur pour l'Intellivision, Mattel sortira l'Aquarius Home Computer System qui fera un bide.

dimanche 22 juillet 2007

Intellivision


L’Intellivision était techniquement supérieure à l’Atari 2600. Pour l’instant je n’ai que deux jeux pour cette console, mais je compte en acquérir d’autres très prochainement…